« Fats » en anglais, « huile ou graisse » dans les pays francophones

Nos voisins européens n’ont pas de définition réglementaire de ce que nous Francophones appelons huiles ou graisses végétales, que vous trouverez sur les étiquettes de votre bouteille d’huile préférée, de vos sardines en boîte ou des biscuits du goûter.

La réglementation française  (décret n°2008-184) fait une distinction entre huiles et graisses sur l’état, liquide ou solide, à température ambiante de 15 degrés Celsius. Et pas les autres pays européens: si les termes « oils » ou « fats » doivent être utilisés, la réglementation ne définit pas clairement « vegetable oils » ou « vegetable fats ».

Cela ne change pas la nature du produit : certaines huiles tropicales sont liquides dans leur pays d’origine et solides ici. C’est le cas notamment de l’huile de palme, et c’est dû , comme pour le beurre, à la composition en acides gras, majoritairement saturés.

les matières grasses tartinables

Quelle est la différence entre margarines et matières grasses tartinables ? C’est la réglementation qui les définit, dans le règlement européen no 2991/94.

La définition règlementaire des margarines est basée sur un contenu de 80 % de matière grasse, ce qui n’est actuellement presque plus le cas des produits sur le marché. Aujourd’hui, la plupart des matières grasses tartinables commercialisées sont allégées, avec une teneur inférieure à 60 % de matière grasse. La composition des margarines a évolué au rythme des connaissances scientifiques et met en avant des bénéfices nutritionnels bien établis : apport en oméga 3, oméga 6, stérols végétaux. . . reconnus pour leurs actions sur  le bon fonctionnement cardiovasculaire et sur le cholestérol.

Les margarines de table représentent 60 % des margarines vendues en France. Les margarines à destination des professionnels sont utilisées comme ingrédients dans les denrées alimentaires, par exemple viennoiseries, pâtisseries, et répondent à des attentes de fonctionnalité liées à la recette. Le taux d’acides gras saturés est notamment plus élevé pour des raisons technologiques car ce sont eux principalement qui participent à l’établissement de la texture, du croustillant de la pâte feuilletée, par exemple. La consommation française s’élève à environ 2,6 kg/hab, avec des différences régionales, et contribue au rééquilibrage de l’apport journalier entre acides gras saturés/insaturés recommandé par le PNNS.