Du 22 février au 2 mars, les Huiles Végétales au Salon de l’Agriculture

Du 22 février au 2 mars, les Huiles Végétales auront pour la première fois leur stand au
Salon de l’Agriculture au sein du Hall 2. Les Huiles végétales y présenteront la campagne
d’information « Faites un trait sur l’ordinaire » qui met en avant les vertus des huiles
végétales produites en France, en particulier les huiles de colza, tournesol, olive et noix.
Pendant toute la durée du Salon, les Huiles Végétales se mettent en scène de manière ludique afin d’illustrer la diversité de leurs usages en cuisine. Le stand proposera ainsi un jeu Kinect qui invite les visiteurs à jouer en battle en duo entre amis ou en famille pour réaliser virtuellement une recette de cuisine qui sera retransmise sur un écran géant. Les joueurs devront essorer, couper, mélanger, assaisonner, et enfin choisir la bonne huile qui saura sublimer la recette !
Pour pimenter le jeu, chaque jour du salon, les chefs Nathalie Nguyen (demi-finaliste Top Chef 2011) et Pierre Lefebvre (finaliste 2012 de MasterChef et grand vainqueur de Masterchef les Meilleurs en 2013) viendront jouer avec des visiteurs du Salon au grand jeu Kinect des Huiles Végétales.
Les Huiles Végétales au coeur de la cuisine française

Les atouts des huiles végétales s’expriment dans tous les types de cuisine : friture, grillades, mijotés, assaisonnements mais aussi pâtisserie et marinades. Pourtant toutes leurs qualités ne sont pas toujours bien connues : quelle huile est-il préférable d’utiliser en friture ? Quelle huile se prête bien à la pâtisserie ? Quels sont les bénéfices des huiles ? Certaines sont-elles plus grasses que d’autres ?

Pour tordre le cou aux idées reçues, l’interprofession des oléagineux a choisi de mettre en scène les huiles végétales dans une grande campagne d’information événementielle qui a débuté en 2012 et qui fait étape pour la première fois au salon de l’Agriculture.

La consommation d’huiles végétales en France

• Les Français achètent en moyenne 4 à 5 bouteilles d’huile par an*
• Le placard des Français contient en moyenne 2 à 3 bouteilles d’huiles différentes**
• La consommation moyenne d’huile est de 1 cuillère à soupe par jour (~ 10 g)***

Pour en savoir plus, retrouvez les huiles végétales sur leshuilesvegetales.fr

Pourquoi avons-nous besoin de matières grasses dans notre alimentation?

Les matières grasses constituent une part essentielle d’une alimentation équilibrée:      le corps a besoin d’elles pour se nourrir.
Oleoblog fait le point sur les chiffres et idées clefs à retenir avant de prendre vos résolutions 2013.

huiles-d-olive                   margarine

les matières grasses apportent l’énergie au corps.
1 gramme de matières grasses contient 9kcalories ( à titre de comparaison, les protéines n’apportent que 4kcal pour 1g)
Les nutritionnistes recommandent qu’un tiers de l’apport calorique quotidien soit issu d’un apport en matières grasses.
Leur apport est donc indispensable.

les matières grasses apportent les acides gras essentiels (omega 6 et omega 3 notamment), ceux que nous devons absorber car notre corps ne peut les produire directement.

les matières grasses sont aussi une source importante de vitamines A, D, E et K.
Les huiles et la margarine sont d’importants contributeurs aux apports journaliers recommandés en vitamines.

Les acides gras insaturés (mono et poly) ont un effet bénéfique sur le cholestérol, et doivent donc constituer une part essentielle (au moins les 2/3) de l’apport en matières grasses.
A l’inverse, les acides gras saturés peuvent augmenter les niveaux de cholesterol LDL (lipoprotéines de petite densité, c’est-à-dire le cholestérol que l’on qualifie habituellement de « mauvais ») et ils ont tendance à être surconsommés par la majorité de la population en Europe. Les acides gras saturés ont également tendance à réduire les niveaux de « bon » cholestérol (le HDL, lipoprotéines de haute densité).
Les apports d’acides gras trans sont quant à eux à limiter au maximum.

En conclusion, retenez donc que les matières grasses sont indispensables à notre alimentation: énergie, vitamines, baisse du cholestérol.
Consommez en de sortes qu’elles représentent un tiers de vos apports caloriques, et que deux tiers d’entre elles soient composées d’acides gras insaturés.

Bon appétit!

Quelle huile puis-je utiliser pour la friture?

Presque toutes les huiles végétales peuvent être utilisées pour la cuisson ou la friture, à l’exception de l’huile de lin ou de l’huile de noix.  Les autres huiles comme l’huile de tournesol, de tournesol oléique ou d’arachide résistent très bien aux températures hautes, y compris l’huile d’olive. Il faut bien sûr respecter les recommandations de température des bains de friture et ne jamais laisser fumer une huile quelle qu’elle soit !

Il existe par ailleurs des mélanges d’huiles spécifiques pour la friture.

Le tournesol oléique

La culture pour son huile du tournesol, plante originaire du continent américain, puis rapportée en Europe au XVIème siècle, s’est étendue à l’ensemble de l’Europe au cours du XIXème siècle. Le tournesol est aujourd’hui l’une des principales sources d’acides gras essentiels de l’alimentation des Français : avec seulement 12 % d’acides gras saturés, 21 % d’acides gras mono-insaturés, dont 19,7 % d’acide oléique, elle atteint 67 % d’acides gras poly-insaturés comprenant essentiellement l’acide linoléique, précurseur de la famille des acides gras oméga 6.
Des variétés de tournesol riches en acide oléique sont cultivées depuis les années 90. Ces variétés, qui contiennent jusqu’à 90 % d’acide oléique, ont une composition bien
distincte de celle de l’huile de tournesol classique. L’huile de tournesol oléique comprend en effet seulement 9 % d’acides gras saturés, 75 à 90 % d’acides gras mono-insaturés
– essentiellement l’acide oléique – et 13 % d’acides gras poly-insaturés – surtout de l’acide linoléique-.
Tournesol et tournesol oléique :deux huiles complémentaires dans la recherche d’un équilibre nutritionnel
L’huile de tournesol et l’huile de tournesol oléique présentent des profils en acides gras
diversifiés et complémentaires. C’est ainsi que des huiles combinées,  intégrant également de l’huile de colza apportent un éventail équilibrée d’acides gras essentiels.

A partir de l’acide linoléique, notre organisme est capable de synthétiser des acides gras

oméga 6 à longues chaînes (DGLA, AA), et à partir de l’acide alpha-linolénique,  des acides gras oméga 3 à longues chaînes (EPA, DHA).

Une huile moins grasse qu’une autre …

Une huile moins grasse qu’une autre… ça n’existe pas  ! Toutes les huiles végétales sont composée de 100 % de lipides et elles ont la même valeur énergétique, à savoir  9 kilocalories par gramme, ou, pour être plus pratique par rapport aux habitudes de consommation, 90 kcal pour une cuillère à soupe de 10 g.

Leur consistance, plus ou moins ou dense, épaisse ou visqueuse pourrait faire penser le contraire.  Pour bénéficier des apports nutritionnels des huiles, aussi riches que leur diversité d’aspect, de goût ou de composition, le mieux c’est de les varier dans l’alimentation.

Peut-on consommer une seule huile ?

La bonne réponse c’est qu’il faut varier les apports de nutriments, pour bénéficier des caractéristiques nutritionnelles différentes des huiles : certaines sont riches en Oméga 6, d’autres en Oméga 3 et les teneurs en vitamines varient d’une huile à l’autre.

Consommer des huiles, seules ou en mélange, c’est un geste quotidien à varier ; comme tous les Français, vous avez peut être entre deux et quatre huiles dans vos placards : sortez les et utilisez les  pour donner du goût à votre alimentation !

Pourquoi se priver ? Variez les plaisirs et les huiles végétales, c’est plus facile d’équilibrer ses apports nutritionnels avec la diversité. Amusez-vous avec les huieles végétales, et la campagne de l’ONIDOL :   http://www.leshuilesvegetales.fr/

L’huile de palme en bref

L’huile de palme est une matière grasse végétale extraite du palmier à huile, et qui présente une consistance  solide à température ambiante. Cela en fait un atout majeur pour son utilisation comme ingrédient dans certains produits alimentaires : texture (apport de croustillant ou croquant, sensation de « fondre en bouche »), résistance aux hautes températures, à l’oxydation, longue durée de conservation,…

Huile de palme et nutrition

L’huile de palme contient 50% d’acides gras insaturés et 50% d’acides gras saturés. Les pouvoirs publics recommandent de privilégier les matières grasses riches en acides gras insaturés. Il est donc important de varier ses sources de matières grasses.

La présence ou non d’huile de palme dans un produit n’est pas un critère suffisant pour déterminer la qualité nutritionnelle de ce produit. Il faut prendre en compte le profil nutritionnel global du produit, donné par le tableau de valeur nutritionnel présent sur l’étiquette.

Et surtout il faut considérer l’alimentation comme un tout, qui se doit d’être équilibré ; aucun produit n’est bon ou mauvais en soi. Si un produit est mauvais pour la santé du consommateur, alors c’est qu’il relève des contrôles sur la consommation et ne doit pas être mis sur le marché.

Huile de palme et environnement

La production de l’huile de palme ne peut pas être tenue pour seule responsable de la déforestation en Malaisie et en Indonésie : sur les 21 millions d’hectares de forêt primaire supprimés en Indonésie entre 1990 et 2005,  3 millions d’hectares l’ont été pour le développement des palmeraies, dont 20% selon des critères durables[1]. Il est important de noter que  l’huile de palme est plus productive que les autres cultures oléagineuses, elle nécessite donc moins de surface pour plus de volume produit. Son rendement explique également pour quoi elle permet aux communautés de ces régions tropicales où elle est cultivée de dégager des revenus par hectare très importants.

Néanmoins, pour répondre aux préoccupations  des associations et des consommateurs, les entreprises ont mis en place des actions pour promouvoir le développement d’une culture durable de l’huile de palme, avec la mise en place d’une certification pour une huile de palme « durable » et cultivée de façon responsable, tout en maintenant le développement économique local.

Le Fonds Français Alimentation & Santé a publié en novembre 2012 un état des lieux sur l’huile de palme: Huile de palme, aspects nutritionnels, sociaux et environnementaux.


[1] McCarthy, 2010.

Huiles et margarines riches en Acides Gras Insaturés : un bénéfice nutritionnel reconnu pour les consommateurs

Les consommateurs sont informés de manière claire et précise sur le bénéfice nutritionnel des huiles et margarines :  Selon le rapport de l’AFSSA (devenue l’ANSES) de juin 2003, « Les allégations fonctionnelles relatives à la participation des acides gras omégas 3 au bon fonctionnement du système cardiovasculaire sont justifiées car elles traduisent un ensemble de faits expérimentaux appuyés par une série d’études d’intervention. ».

Evaluations scientifiques

L’intérêt nutritionnel des huiles et margarines riches en acides gras essentiels a été reconnu à plusieurs reprises par les instances scientifiques et règlementaires françaises et européennes :

–       Selon l’avis de l’AFSSA de 2003,  « un apport supplémentaire d’oméga 3 peut permettre d’améliorer la couverture des besoins qui est insuffisante dans la population française, et peut avoir également un effet bénéfique en prévention cardiovasculaire chez les sujets à risque cardiovasculaire ayant des besoins couverts mais pouvant bénéficier d’un surcroît d’apport en acides gras oméga 3 ».

–       Sur la demande de la Commission Européenne,  l’EFSA a rendu un avis en juillet 2005 sur les allégations nutritionnelles relatives  aux omégas 3. Cet avis précise : «  l’ALA est un acide gras nutritionnellement essentiel requis pour la synthèse d’important acides gras et d’eicosanoïdes. Les preuves disponibles suggèrent que les acides gras polyinsaturés n-3 Longues Chaines (EPA et DHA) semblent réduire le risque de maladie cardiovasculaire, en intervenant vraisemblablement sur la prévention des arythmies cardiaques.».

Il évoque également l’effet du remplacement des Acides Gras Saturés par les Acides Gras Polyinsaturés sur le cholestérol : « En plus d’un effet additionnel cardio-protecteur des acides gras oméga 3 longues chaînes et d’un besoin nutritionnel spécifique en acide linolénique oméga 3, la substitution des acides gras saturés dans l’alimentation par une quantité équivalente d’acides gras insaturés (mono-insaturés et polyinsaturés) réduit le cholestérol LDL ».

–       La plupart des huiles combinées et des margarines s’efforcent aujourd’hui d’obtenir un ratio omégas 6/omégas 3 qui soit au plus de 5, selon les recommandations de l’AFSSA

Avis de l’AFSSA de juin 2003 : Acides gras de la famille Oméga 3 et système cardiovasculaire: intérêt nutritionnel et allégations.

–       L’AFSSA recommande un apport nutritionnel en omégas 3 totaux de 2g/j pour un homme adulte (1,6g/j pour une femme) et en DHA de 120mg par jour pour un homme adulte (et de 100 mg pour une femme). Elle recommande également une consommation d’environ 10g/j d’acides gras omégas 6 pour un adulte.

Apports nutritionnels conseillées pour la population française, 2001. 

–   L’EFSA quant à elle recommande un apport en oméga 3 acide alpha linoléique (ALA) de 2g/j.

Scientific Opinion of the Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies on a request from the Commission related to labelling reference intake values for n-3 and n-6 polyunsaturated fatty acids. Adopted on 30 june 2009

–       L’EFSA a également rendu début octobre 2009 des avis scientifiques sur les allégations de santé génériques soumises par les Etats Membres. Ont reçu un avis favorable les allégations relatives à :

  • l’acide linoléique et le maintien du cholestérol sanguin,
  • l’acide alpha-linolénique et le maintien du cholestérol sanguin
  • et l’EPA+DHA et le maintien de la pression artérielle.

Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to linoleic acid and maintenance of normal blood cholesterol concentrations (ID 489) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006

Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to EPA, DHA, DPA and maintenance of normal blood pressure (ID 502), maintenance of normal HDL-cholesterol concentrations (ID 515), maintenance of normal (fasting) blood concentrations of triglycerides (ID 517), maintenance of normal LDL-cholesterol concentrations (ID 528, 698) and maintenance of joints (ID 503, 505, 507, 511, 518, 524, 526, 535, 537) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006

Opinion on the substantiation of health claims related to alpha-linolenic acid and maintenance of normal blood cholesterol concentrations (ID 493) and maintenance of normal blood pressure (ID 625) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006

–       Plusieurs études scientifiques, dont celle de Salem, ont démontré le rôle du DHA dans la croissance et le développement fonctionnel du cerveau.

Workshop on DHA as a required nutrient: overview. Saldanha LG, Salem N Jr, Brenna JT. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids. 2009 Aug-Sep;81(2-3):233-6. Epub 2009 Jul 30

–       Selon l’avis AFSSA de 2008 (Saisine n°2006-SA-0337), « les données issues d’études épidémiologiques (Hu et al. 1997), de méta-analyse (Clarke et al. 1997) et d’études cliniques contrôlées (Chisholm et al. 1996 ; Cleghorn et al. 2003 ; Judd et al. 1998 ; Seppanen-Laasko et al. 1992) permettent de confirmer une réduction du cholestérol-LDL plasmatique, secondaire à une substitution des AGS par une quantité similaire d’AGMI et d’AGPI. Les résultats de ces études permettent d’envisager une réduction du cholestérol total et du cholestérol-LDL plasmatiques de 5-10 %. Cet effet semble lié à une baisse des apports en AGS et/ou une augmentation des apports en AG insaturés. […] ces études cliniques reposent essentiellement sur l’utilisation de margarines  […] ».

Saisine n°2006-SA-033 – Avis relatif à l’évaluation du fondement scientifique de l’allégation «aide à limiter le cholestérol » d’une spécialité aux matières grasses végétales contenant moins de 3 g d’acides gras saturés au profit des acides gras insaturés.

–       L’AFSSA a rendu en novembre 2008 un avis favorable à l’emploi d’huile riche en DHA ; elle considère que le niveau maximal de consommation estimé est tout à fait acceptable et ne pose aucun problème de surconsommation.

Saisine n° 2008-SA-0316 – Avis de l’AFSSA relatif à la demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouvel aliment ou d’un ingrédient alimentaire: extension d’emploi de l’huile riche en DHA issue de la micro-algue Schizochytrium sp.

 –       L’acide alpha linolénique (ALA – oméga 3) et l’acide linoléique (LA – oméga 6), tous deux présents dans les margarines, ont été reconnus comme nécessaires à la croissance et au développement normal des enfants par la Commission Européenne en 2009, par le règlement 983/2009.

Le rapport sur l’enquête INCA 2 réalisé par l’AFSSA révèle également que les matières grasses végétales sont les premières sources d’Acides Gras Poly-Insaturés (omégas 3 et 6). Les huiles sont en effet le 1er contributeur en AGPI et les margarines le 3e. Elles sont de plus de faibles contributeurs en Acides Gras Saturés dont la consommation doit être limitée (respectivement contributeurs à hauteur de 3,9% et 2,2% des apports totaux en AGS).

Sortez vos huiles du placard!

Depuis 50 ans, les habitudes alimentaires des Français évoluent.

Les Français passent de moins en moins de temps à la préparation des repas, et consomment de plus en plus de plats préparés.
Cette tendance se traduit notamment depuis une vingtaine d’années par une nette baisse des achats de matières grasses brutes telles que l’huile et la margarine, au profit du développement de matières grasses moins visibles incorporées dans les produits divers.
Ainsi, les matières grasses utilisées sous forme brute représentent seulement 24% de l’apport lipidique journalier des adultes (INCA 2), même si la consommation d’huiles en bouteille est stabilisée depuis 10 ans.

C’est le moment de sortir vos huiles du placard : cuisson, friture, tartine, assaisonnement ; à chaque huile sa fonction pour une alimentation équilibrée.