Conservation des huiles : DLUO et pas DLC

La protection naturelle des huiles ou matières grasses c’est d’abord la graine ou le fruit… la nature est bien faite, et les lipides sont essentiellement une forme de conservation de l’énergie ; mais une fois transformés en huile, les lipides vont plus ou moins rapidement subir des transformations par auto-oxydation.

Les conditions d’emploi (conservation et utilisation à froid ou à chaud – cuissons, fritures…-) indiquent la marche à suivre avant toute dégradation au niveau sensoriel et la survenue du défaut de « rance ».  L’autoxydation d’un corps gras est un phénomène spontané qui ne nécessite que la présence de l’oxygène atmosphérique. Elle est accélérée ou ralentie selon la température,  l’exposition aux UV, l’activité de certaines enzymes, la présence de d’antioxydants, certains pigments l’accélèrent. Les huiles végétales sont des produits à conservation relativement longue, un an en moyenne, avec des exceptions comme l’huile de lin, parce qu’elle est très riche en insaturés, trois mois au plus selon la règlementation.

Pour toutes  les huiles végétales figure donc sur le contenant  une DLUO (Date Limite Optimale d’Utilisation). La DLC (Date limite de consommation) s’adresse elle aux produits plus fragiles, qui pourraient présenter un danger pour la santé après cette date.

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