Les oléagineux, une poignée par jour pour vivre longtemps

C’est sous les titres « Une mortalité globale diminuée de 20 % » et « Les oléagineux, une poignée par jour pour vivre longtemps » que Le Quotidien du Médecin publiant le 21 novembre dernier un article consacré aux résultats d’une étude parue la veille dans la version en ligne du New England Journal of Medicine. Les résultats de ces travaux menés sur deux des plus grandes cohortes américaines, la Nurses’ Health Study (76 464 femmes) et la Health Professionals Follow-up Study (42 498 hommes), soutiennent que plus la consommation de fruits secs (cacahuètes, noisettes, noix, amandes, noix de Cajou, noix de Pécan, pistaches, pignons de pin, macadamias, etc.) est régulière et quotidienne, plus la mortalité globale et spécifique diminue. Selon Ying Bao, le premier auteur, « À moins d’une portion par semaine, les consommateurs de noix ont une mortalité diminuée de 7 % ; pour une portion par semaine, une mortalité réduite de 11 % ; pour 2 à 4 parts par semaine une mortalité réduite de 13 % ; pour 5 à 6 parts par semaine une mortalité réduite de 15 % ; et pour plus de 7 portions par semaine, une mortalité diminuée de 20 % ». Autres chiffres avancés par l’étude : un bénéfice de 29 % pour la mortalité cardiovasculaire, et une réduction significative de 11 % de la mortalité par cancer.

L’article du Quotidien du Médecin est disponible sur : http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/geriatrie/les-oleagineux-une-poignee-par-jour-pour-vivre-longtemps

Du 22 février au 2 mars, les Huiles Végétales au Salon de l’Agriculture

Du 22 février au 2 mars, les Huiles Végétales auront pour la première fois leur stand au
Salon de l’Agriculture au sein du Hall 2. Les Huiles végétales y présenteront la campagne
d’information « Faites un trait sur l’ordinaire » qui met en avant les vertus des huiles
végétales produites en France, en particulier les huiles de colza, tournesol, olive et noix.
Pendant toute la durée du Salon, les Huiles Végétales se mettent en scène de manière ludique afin d’illustrer la diversité de leurs usages en cuisine. Le stand proposera ainsi un jeu Kinect qui invite les visiteurs à jouer en battle en duo entre amis ou en famille pour réaliser virtuellement une recette de cuisine qui sera retransmise sur un écran géant. Les joueurs devront essorer, couper, mélanger, assaisonner, et enfin choisir la bonne huile qui saura sublimer la recette !
Pour pimenter le jeu, chaque jour du salon, les chefs Nathalie Nguyen (demi-finaliste Top Chef 2011) et Pierre Lefebvre (finaliste 2012 de MasterChef et grand vainqueur de Masterchef les Meilleurs en 2013) viendront jouer avec des visiteurs du Salon au grand jeu Kinect des Huiles Végétales.
Les Huiles Végétales au coeur de la cuisine française

Les atouts des huiles végétales s’expriment dans tous les types de cuisine : friture, grillades, mijotés, assaisonnements mais aussi pâtisserie et marinades. Pourtant toutes leurs qualités ne sont pas toujours bien connues : quelle huile est-il préférable d’utiliser en friture ? Quelle huile se prête bien à la pâtisserie ? Quels sont les bénéfices des huiles ? Certaines sont-elles plus grasses que d’autres ?

Pour tordre le cou aux idées reçues, l’interprofession des oléagineux a choisi de mettre en scène les huiles végétales dans une grande campagne d’information événementielle qui a débuté en 2012 et qui fait étape pour la première fois au salon de l’Agriculture.

La consommation d’huiles végétales en France

• Les Français achètent en moyenne 4 à 5 bouteilles d’huile par an*
• Le placard des Français contient en moyenne 2 à 3 bouteilles d’huiles différentes**
• La consommation moyenne d’huile est de 1 cuillère à soupe par jour (~ 10 g)***

Pour en savoir plus, retrouvez les huiles végétales sur leshuilesvegetales.fr

Quelle huile puis-je utiliser pour la friture?

Presque toutes les huiles végétales peuvent être utilisées pour la cuisson ou la friture, à l’exception de l’huile de lin ou de l’huile de noix.  Les autres huiles comme l’huile de tournesol, de tournesol oléique ou d’arachide résistent très bien aux températures hautes, y compris l’huile d’olive. Il faut bien sûr respecter les recommandations de température des bains de friture et ne jamais laisser fumer une huile quelle qu’elle soit !

Il existe par ailleurs des mélanges d’huiles spécifiques pour la friture.

Le tournesol oléique

La culture pour son huile du tournesol, plante originaire du continent américain, puis rapportée en Europe au XVIème siècle, s’est étendue à l’ensemble de l’Europe au cours du XIXème siècle. Le tournesol est aujourd’hui l’une des principales sources d’acides gras essentiels de l’alimentation des Français : avec seulement 12 % d’acides gras saturés, 21 % d’acides gras mono-insaturés, dont 19,7 % d’acide oléique, elle atteint 67 % d’acides gras poly-insaturés comprenant essentiellement l’acide linoléique, précurseur de la famille des acides gras oméga 6.
Des variétés de tournesol riches en acide oléique sont cultivées depuis les années 90. Ces variétés, qui contiennent jusqu’à 90 % d’acide oléique, ont une composition bien
distincte de celle de l’huile de tournesol classique. L’huile de tournesol oléique comprend en effet seulement 9 % d’acides gras saturés, 75 à 90 % d’acides gras mono-insaturés
– essentiellement l’acide oléique – et 13 % d’acides gras poly-insaturés – surtout de l’acide linoléique-.
Tournesol et tournesol oléique :deux huiles complémentaires dans la recherche d’un équilibre nutritionnel
L’huile de tournesol et l’huile de tournesol oléique présentent des profils en acides gras
diversifiés et complémentaires. C’est ainsi que des huiles combinées,  intégrant également de l’huile de colza apportent un éventail équilibrée d’acides gras essentiels.

A partir de l’acide linoléique, notre organisme est capable de synthétiser des acides gras

oméga 6 à longues chaînes (DGLA, AA), et à partir de l’acide alpha-linolénique,  des acides gras oméga 3 à longues chaînes (EPA, DHA).

Peut-on consommer une seule huile ?

La bonne réponse c’est qu’il faut varier les apports de nutriments, pour bénéficier des caractéristiques nutritionnelles différentes des huiles : certaines sont riches en Oméga 6, d’autres en Oméga 3 et les teneurs en vitamines varient d’une huile à l’autre.

Consommer des huiles, seules ou en mélange, c’est un geste quotidien à varier ; comme tous les Français, vous avez peut être entre deux et quatre huiles dans vos placards : sortez les et utilisez les  pour donner du goût à votre alimentation !

Pourquoi se priver ? Variez les plaisirs et les huiles végétales, c’est plus facile d’équilibrer ses apports nutritionnels avec la diversité. Amusez-vous avec les huieles végétales, et la campagne de l’ONIDOL :   http://www.leshuilesvegetales.fr/

Où trouve-t’on les Oméga 3 ?

Les Oméga 3, qui participent activement au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire, du cerveau, à la régulation des phénomènes inflammatoires et à la construction celllulaire.

On les trouve d’abord dans les poissons gras comme le saumon, le hareng, la sardine, le maquereau, le thon..

Certaines huiles végétales en sont une excellente source : les plus riches en oméga 3 sont les huiles de noix, de colza et de soja. Une alimentation variée permet d’en retirer tous les bienfaits pour la santé.

La vitamine E : un antioxydant naturellement présent dans les huiles

La  vitamine E, (en fait 8 molécules différentes dont les tocophérols), est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire qui est soluble dans les matières grasses. On la retrouve principalement dans les matières grasses, et les sources les plus importantes sont végétales : huiles et margarine, fruits oléagineux, germes de céréales. Les fruits et légumes représentent la deuxième source de vitamine E.

La vitamine E est intéressante pour  sa capacité antioxydante : elle protège les membranes des cellules de l’organisme en piégeant les radicaux libres et en empêchant leur propagation.

Elle participe donc avec d’autres systèmes de défense antioxydante à la protection de notre organisme.

Par ailleurs, elle est impliquée dans l’agrégation plaquettaire et dans les processus inflammatoires.

 

Aliments les plus riches en vitamine E

mg/100g

Huile de tournesol 56
Margarine 43
Huile de pépin de raisin 32
Germe de blé, noisette, amande 20-25
Huile d’arachide, Huile de colza, Huile de soja 15-20
Huile d’olive, huile de noix 10-15
Cacahuète, anguille, huile de poisson 5-10
Noix, beurre, jaune d’œuf, pissenlit, patate douce 2-5
Epinard, asperge, pois chiche, cresson, marron, brocoli, tomate, saumon fumé, omelette, pain complet 1-2

Source CIQUAL

Les huiles végétales apportent donc à l’organisme cet antioxydant  naturel : pensez-y pour vos salades !

les matières grasses tartinables

Quelle est la différence entre margarines et matières grasses tartinables ? C’est la réglementation qui les définit, dans le règlement européen no 2991/94.

La définition règlementaire des margarines est basée sur un contenu de 80 % de matière grasse, ce qui n’est actuellement presque plus le cas des produits sur le marché. Aujourd’hui, la plupart des matières grasses tartinables commercialisées sont allégées, avec une teneur inférieure à 60 % de matière grasse. La composition des margarines a évolué au rythme des connaissances scientifiques et met en avant des bénéfices nutritionnels bien établis : apport en oméga 3, oméga 6, stérols végétaux. . . reconnus pour leurs actions sur  le bon fonctionnement cardiovasculaire et sur le cholestérol.

Les margarines de table représentent 60 % des margarines vendues en France. Les margarines à destination des professionnels sont utilisées comme ingrédients dans les denrées alimentaires, par exemple viennoiseries, pâtisseries, et répondent à des attentes de fonctionnalité liées à la recette. Le taux d’acides gras saturés est notamment plus élevé pour des raisons technologiques car ce sont eux principalement qui participent à l’établissement de la texture, du croustillant de la pâte feuilletée, par exemple. La consommation française s’élève à environ 2,6 kg/hab, avec des différences régionales, et contribue au rééquilibrage de l’apport journalier entre acides gras saturés/insaturés recommandé par le PNNS.

Huiles et margarines riches en Acides Gras Insaturés : un bénéfice nutritionnel reconnu pour les consommateurs

Les consommateurs sont informés de manière claire et précise sur le bénéfice nutritionnel des huiles et margarines :  Selon le rapport de l’AFSSA (devenue l’ANSES) de juin 2003, « Les allégations fonctionnelles relatives à la participation des acides gras omégas 3 au bon fonctionnement du système cardiovasculaire sont justifiées car elles traduisent un ensemble de faits expérimentaux appuyés par une série d’études d’intervention. ».

Evaluations scientifiques

L’intérêt nutritionnel des huiles et margarines riches en acides gras essentiels a été reconnu à plusieurs reprises par les instances scientifiques et règlementaires françaises et européennes :

–       Selon l’avis de l’AFSSA de 2003,  « un apport supplémentaire d’oméga 3 peut permettre d’améliorer la couverture des besoins qui est insuffisante dans la population française, et peut avoir également un effet bénéfique en prévention cardiovasculaire chez les sujets à risque cardiovasculaire ayant des besoins couverts mais pouvant bénéficier d’un surcroît d’apport en acides gras oméga 3 ».

–       Sur la demande de la Commission Européenne,  l’EFSA a rendu un avis en juillet 2005 sur les allégations nutritionnelles relatives  aux omégas 3. Cet avis précise : «  l’ALA est un acide gras nutritionnellement essentiel requis pour la synthèse d’important acides gras et d’eicosanoïdes. Les preuves disponibles suggèrent que les acides gras polyinsaturés n-3 Longues Chaines (EPA et DHA) semblent réduire le risque de maladie cardiovasculaire, en intervenant vraisemblablement sur la prévention des arythmies cardiaques.».

Il évoque également l’effet du remplacement des Acides Gras Saturés par les Acides Gras Polyinsaturés sur le cholestérol : « En plus d’un effet additionnel cardio-protecteur des acides gras oméga 3 longues chaînes et d’un besoin nutritionnel spécifique en acide linolénique oméga 3, la substitution des acides gras saturés dans l’alimentation par une quantité équivalente d’acides gras insaturés (mono-insaturés et polyinsaturés) réduit le cholestérol LDL ».

–       La plupart des huiles combinées et des margarines s’efforcent aujourd’hui d’obtenir un ratio omégas 6/omégas 3 qui soit au plus de 5, selon les recommandations de l’AFSSA

Avis de l’AFSSA de juin 2003 : Acides gras de la famille Oméga 3 et système cardiovasculaire: intérêt nutritionnel et allégations.

–       L’AFSSA recommande un apport nutritionnel en omégas 3 totaux de 2g/j pour un homme adulte (1,6g/j pour une femme) et en DHA de 120mg par jour pour un homme adulte (et de 100 mg pour une femme). Elle recommande également une consommation d’environ 10g/j d’acides gras omégas 6 pour un adulte.

Apports nutritionnels conseillées pour la population française, 2001. 

–   L’EFSA quant à elle recommande un apport en oméga 3 acide alpha linoléique (ALA) de 2g/j.

Scientific Opinion of the Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies on a request from the Commission related to labelling reference intake values for n-3 and n-6 polyunsaturated fatty acids. Adopted on 30 june 2009

–       L’EFSA a également rendu début octobre 2009 des avis scientifiques sur les allégations de santé génériques soumises par les Etats Membres. Ont reçu un avis favorable les allégations relatives à :

  • l’acide linoléique et le maintien du cholestérol sanguin,
  • l’acide alpha-linolénique et le maintien du cholestérol sanguin
  • et l’EPA+DHA et le maintien de la pression artérielle.

Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to linoleic acid and maintenance of normal blood cholesterol concentrations (ID 489) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006

Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to EPA, DHA, DPA and maintenance of normal blood pressure (ID 502), maintenance of normal HDL-cholesterol concentrations (ID 515), maintenance of normal (fasting) blood concentrations of triglycerides (ID 517), maintenance of normal LDL-cholesterol concentrations (ID 528, 698) and maintenance of joints (ID 503, 505, 507, 511, 518, 524, 526, 535, 537) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006

Opinion on the substantiation of health claims related to alpha-linolenic acid and maintenance of normal blood cholesterol concentrations (ID 493) and maintenance of normal blood pressure (ID 625) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006

–       Plusieurs études scientifiques, dont celle de Salem, ont démontré le rôle du DHA dans la croissance et le développement fonctionnel du cerveau.

Workshop on DHA as a required nutrient: overview. Saldanha LG, Salem N Jr, Brenna JT. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids. 2009 Aug-Sep;81(2-3):233-6. Epub 2009 Jul 30

–       Selon l’avis AFSSA de 2008 (Saisine n°2006-SA-0337), « les données issues d’études épidémiologiques (Hu et al. 1997), de méta-analyse (Clarke et al. 1997) et d’études cliniques contrôlées (Chisholm et al. 1996 ; Cleghorn et al. 2003 ; Judd et al. 1998 ; Seppanen-Laasko et al. 1992) permettent de confirmer une réduction du cholestérol-LDL plasmatique, secondaire à une substitution des AGS par une quantité similaire d’AGMI et d’AGPI. Les résultats de ces études permettent d’envisager une réduction du cholestérol total et du cholestérol-LDL plasmatiques de 5-10 %. Cet effet semble lié à une baisse des apports en AGS et/ou une augmentation des apports en AG insaturés. […] ces études cliniques reposent essentiellement sur l’utilisation de margarines  […] ».

Saisine n°2006-SA-033 – Avis relatif à l’évaluation du fondement scientifique de l’allégation «aide à limiter le cholestérol » d’une spécialité aux matières grasses végétales contenant moins de 3 g d’acides gras saturés au profit des acides gras insaturés.

–       L’AFSSA a rendu en novembre 2008 un avis favorable à l’emploi d’huile riche en DHA ; elle considère que le niveau maximal de consommation estimé est tout à fait acceptable et ne pose aucun problème de surconsommation.

Saisine n° 2008-SA-0316 – Avis de l’AFSSA relatif à la demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouvel aliment ou d’un ingrédient alimentaire: extension d’emploi de l’huile riche en DHA issue de la micro-algue Schizochytrium sp.

 –       L’acide alpha linolénique (ALA – oméga 3) et l’acide linoléique (LA – oméga 6), tous deux présents dans les margarines, ont été reconnus comme nécessaires à la croissance et au développement normal des enfants par la Commission Européenne en 2009, par le règlement 983/2009.

Le rapport sur l’enquête INCA 2 réalisé par l’AFSSA révèle également que les matières grasses végétales sont les premières sources d’Acides Gras Poly-Insaturés (omégas 3 et 6). Les huiles sont en effet le 1er contributeur en AGPI et les margarines le 3e. Elles sont de plus de faibles contributeurs en Acides Gras Saturés dont la consommation doit être limitée (respectivement contributeurs à hauteur de 3,9% et 2,2% des apports totaux en AGS).