Peut-on consommer une seule huile ?

La bonne réponse c’est qu’il faut varier les apports de nutriments, pour bénéficier des caractéristiques nutritionnelles différentes des huiles : certaines sont riches en Oméga 6, d’autres en Oméga 3 et les teneurs en vitamines varient d’une huile à l’autre.

Consommer des huiles, seules ou en mélange, c’est un geste quotidien à varier ; comme tous les Français, vous avez peut être entre deux et quatre huiles dans vos placards : sortez les et utilisez les  pour donner du goût à votre alimentation !

Pourquoi se priver ? Variez les plaisirs et les huiles végétales, c’est plus facile d’équilibrer ses apports nutritionnels avec la diversité. Amusez-vous avec les huieles végétales, et la campagne de l’ONIDOL :   http://www.leshuilesvegetales.fr/

Où trouve-t’on les Oméga 3 ?

Les Oméga 3, qui participent activement au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire, du cerveau, à la régulation des phénomènes inflammatoires et à la construction celllulaire.

On les trouve d’abord dans les poissons gras comme le saumon, le hareng, la sardine, le maquereau, le thon..

Certaines huiles végétales en sont une excellente source : les plus riches en oméga 3 sont les huiles de noix, de colza et de soja. Une alimentation variée permet d’en retirer tous les bienfaits pour la santé.

Conservation des huiles : DLUO et pas DLC

La protection naturelle des huiles ou matières grasses c’est d’abord la graine ou le fruit… la nature est bien faite, et les lipides sont essentiellement une forme de conservation de l’énergie ; mais une fois transformés en huile, les lipides vont plus ou moins rapidement subir des transformations par auto-oxydation.

Les conditions d’emploi (conservation et utilisation à froid ou à chaud – cuissons, fritures…-) indiquent la marche à suivre avant toute dégradation au niveau sensoriel et la survenue du défaut de « rance ».  L’autoxydation d’un corps gras est un phénomène spontané qui ne nécessite que la présence de l’oxygène atmosphérique. Elle est accélérée ou ralentie selon la température,  l’exposition aux UV, l’activité de certaines enzymes, la présence de d’antioxydants, certains pigments l’accélèrent. Les huiles végétales sont des produits à conservation relativement longue, un an en moyenne, avec des exceptions comme l’huile de lin, parce qu’elle est très riche en insaturés, trois mois au plus selon la règlementation.

Pour toutes  les huiles végétales figure donc sur le contenant  une DLUO (Date Limite Optimale d’Utilisation). La DLC (Date limite de consommation) s’adresse elle aux produits plus fragiles, qui pourraient présenter un danger pour la santé après cette date.

Suivez l’étiquette  !

« Fats » en anglais, « huile ou graisse » dans les pays francophones

Nos voisins européens n’ont pas de définition réglementaire de ce que nous Francophones appelons huiles ou graisses végétales, que vous trouverez sur les étiquettes de votre bouteille d’huile préférée, de vos sardines en boîte ou des biscuits du goûter.

La réglementation française  (décret n°2008-184) fait une distinction entre huiles et graisses sur l’état, liquide ou solide, à température ambiante de 15 degrés Celsius. Et pas les autres pays européens: si les termes « oils » ou « fats » doivent être utilisés, la réglementation ne définit pas clairement « vegetable oils » ou « vegetable fats ».

Cela ne change pas la nature du produit : certaines huiles tropicales sont liquides dans leur pays d’origine et solides ici. C’est le cas notamment de l’huile de palme, et c’est dû , comme pour le beurre, à la composition en acides gras, majoritairement saturés.

L’information environnementale, c’est quoi exactement?

Depuis quelques années, on parle de plus en plus d’information environnementale, notamment à propos des biens de consommation. On entend par là le fait de renseigner le consommateur ou le citoyen, de quelque manière que ce soit, sur les conséquences d’un produit sur des ressources (en eau par exemple) ou son empreinte (ex: les émission de CO2 pendant la culture des matières premières ou la fabrication de ce produit).

Suite au Grenelle de l’Environnement, la loi du même nom a conduit à une expérimentation nationale d’affichage environnemental entre le 1er juillet 2011 et septembre 2012.
D’une durée d’un an, elle a permis à des industriels ou des professions volontaires (environ 150) de sensibiliser les consommateurs et d’inciter les producteurs à une démarche responsable.
4 grands thèmes ont été retenus: l’effet de serre, la biodiversité, l’eau et les ressources naturelles.
Parmi ces professions volontaires, les huiliers français ont participé à l’expérimentation : les résultats sont ici sur le site de la FNCG.

Les analyses de cycle de vie de l’huile de colza et de tournesol, c’est-à-dire l’étude chiffrée de toutes les étapes depuis le champ jusqu’à l’assiette, ont permis  d’identifier et de quantifier les impacts.

Suite à cette expérimentation, le Parlement devra, d’ici cet été, se prononcer sur l’avenir de l’affichage environnemental des produits de grande consommation.

Rendez-vous donc à l’été pour en savoir plus!

De la graine à la vache : les tourteaux

Le salon de l’Agriculture 2013 vient de fermer ses portes, l’occasion d’un petit rappel sur le rôle essentiel des graines oléagineuses dans l’alimentation des animaux.

La graine de tournesol ou le colza renferment entre 40 et 45 % d’huile… et le reste c’est avant tout de la cellulose, des protéines ou d’autres éléments nutritifs et des minéraux. La production de l’huile, quelle que soit son utilisation finale,  consiste donc tout d’abord à séparer ces composants : l’autre grand produit d’origine végétale  issu des graines ce sont les tourteaux, que vont consommer les animaux de la ferme.

La France, à partir de 6 millions de tonnes de graines produit plus de 3 millions de tonnes de tourteaux…  un bon point pour la balance commerciale  : les tourteaux de colza et de tournesol ont remplacé une partie des importations de tourteaux de soja.  Il n’y a pas de gaspillage  !

Sciences et Lipides : qui en parle en France ?

Un certain nombre d’associations scientifiques et techniques s’intéresse aux lipides en France, les voici  :

La SFEL : Créée en 1943, la Société française pour l’étude des lipides (SFEL) regroupe tous les ingénieurs et techniciens des corps gras. Elle organise tous les ans les Journées Chevreul, au cours desquelles est décernée un distinction à des personnalités choisies en raison de leur contribution  à la connaissance des corps gras.

Le Groupe Lipides Nutrition GLN regroupe d’une part des entreprises, d’autre part des chercheurs travaillant dans le domaine de la nutrition et des lipides. Son objet principal est d’aider par des subventions ou des bourses des jeunes chercheurs travaillant dans ce domaine, et de faire circuler l’information entre ses membres.

le Groupe d’Étude et de Recherche des Lipides et des Lipoprotéines (GERLI) dont le secrétariat est assuré par l’INSERM regroupe les chercheurs en biochimie des lipides. Il organise chaque année un Congrès.

Pour les utilisations industrielles des corps gras, l’ITERG à Pessac est le centre technique industriel dédié. Le CETIOM est l’organisme technique de recherche et de développement au service des productions oléagineuses françaises, et depuis 2010, du chanvre industriel.

Et en Europe ? EUROFEDLIPID fédère 13 associations scientifiques européennes, dont la SFEL ;  c’est un réseau de plus de 2 000 chercheurs et entreprises.